Revue de presse : Maker, le mouvement de « bidouilleurs » fait tache d’huile

Maker, le mouvement de « bidouilleurs » fait tache d’huile

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Comment définir les « makers » ? D’où vient ce mouvement ? Explications alors qu’une exposition leur est dédiée ce week-end à Paris.

1. Qu’est-ce qu’un maker ? 

Bricoleurs inventifs, bidouilleurs partageurs, artisan emprunt de la culture numérique du libre et de l’open source… « À partir du moment où on réalise du ‘fait soi-même’, on peut se considérer comme maker », explique Clément Chabot, membre du projet français Low-tech Lab qui propose l’exposition « En quête d’un habitat durable » lors de la nouvelle édition du Maker Faire Paris, manifestation ouverte au grand public à la Cité des sciences.

Ces adeptes du ‘do it yourself’ se partagent matériels et connaissances dans des espaces collaboratifs appelés makerspaces ou fablabs où ils cherchent à comprendre le fonctionnement des objets du quotidien pour les copier, les réparer, les détourner. Cela va du bricoleur amateur qui fabrique des meubles avec des matériaux de « récup » à l’entrepreneur « geek » concevant un lanceur automatique de volants de badminton… 

« Les makers veulent s’emparer du pouvoir d’internet, du pouvoir des machines numériques, du pouvoir des modèles en open source pour le remettre au service de pratiques locales, à la taille et à la mesure de l’activité humaine individuelle », explique la sociologue Isabelle Berrebi-Hoffmann, coauteur du livre « Makers. Enquête sur les laboratoires du changement social » (Seuil)

2. Où est né le mouvement ? 

Tout commence en 1998, quand Neil Gershenfeld, enseignant au M.I.T (Massachussets Institute of Technology), aux États-Unis, lance un cours sur l’utilisation des machines-outils. Au lieu d’attirer des techniciens, il voit arriver des architectes, des artistes, des designers : l’idée d’un atelier ouvert fait alors son chemin. Le premier « fablab » (pour « fabrication laboratory ») voit le jour trois ans plus tard. 

« À l’origine, les fablabs étaient faits pour démocratiser la technique, la faire sortir hors des murs des grandes universités », explique Isabelle Berrebi-Hoffmann. Il y aurait aujourd’hui plus de 3 000 lieux de ce type à travers le monde, mêlant pratique, partage et éducation. Une soixantaine en France. 
« Ce mouvement s’étend maintenant à toute la planète et à toutes les couches de la population », assure Christophe Raillon, directeur Maker Faire France.

Des « Maker Faire », des rencontres entre Makers (et novices), sont organisés dans 44 pays et comptabilisent 375 événements dans le monde, selon Christophe Raillon. 

3. Quel impact de ce mouvement ? 

Fidèle à ses origines, le mouvement se veut tout d’abord pédagogique et cherche à diffuser une culture technique et numérique. « Ce que l’on fait c’est de la culture scientifique, surtout technique et industrielle », explique Sylvain Radix de l’Electrolab, un espace dédié à Nanterre.

D’autres lieux s’attachent plus à réindustrialiser les centres-villes, à y refaire de la fabrication. « Toute l’histoire de la ‘Detroit revival’ (la renaissance de Detroit) est teintée de grands lieux vides où des espaces communautaires se sont installés », pour Isabelle Berrebi-Hoffmann. On doit à ces lieux l’invention de l’imprimante 3D, des « hackathons » (sessions de création collaboratives).
 
 

via SudOuest.fr

November 25, 2019 at 07:27AM

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